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05-09-2010
Training a New Generation of Human Rights Defenders Version imprimable Suggérer par mail
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27-09-2008
Speak Out
21-22 aôut 2008
Training a New Generation of Human Rights Defenders
La Haye / Hollande
Participants de la FKKE : Vien THACH, Makarar THHAI, Valentin KIM, Dyvuth LO
                                                 Rapport établi par Dyvuth LO                                                   

 
Une occasion unique nous avait été donnée par l’UNPO (Unrepresented Nations and Peoples Organisation) de participer à deux jours de séminaire interactif intitulé « Training a New Generation of Human Rights Defenders » à La Haye, au Pays-Bas, du 21 au 22 août 2008.

Le programme avait pour but de nous présenter de façon concrète les institutions et les instruments disponibles pour défendre les causes des nations et des peuples non représentés au niveau international comme les Khmer Krom.

Le séminaire s’est tenu à l’institut des relations internationales « Clingendael » qui fonctionne comme un think-tank avec une visite mémorable à la Cours Pénale Internationales de La Haye.

Le premier jour, la session de travail a commencé par une présentation très convaincante et efficace des instruments des droits de l’homme disponibles et comment les utilisé dans nos activités de lobbying auprès des Nations Unis. L’ONU, ce grand machin come disait le Général De Gaule est une organisation forte complexe qu’il est très difficile de s’y retrouver sans l’aide des experts comme l’UNPO qui connaissent parfaitement les rouages onusiens.

Désormais, nous sommes plus familiarisés avec les commissions et sous-commissions des Droits de l’homme compétent pour traiter des exactions commises sur les Khmers Krom par l’occupant vietnamien.

Notre combat non-violent et pacifique que nous menons pour les droits à l’autodétermination des Khmer Krom est un combat de longue haleine. Les connaissances des différentes organisations, forums et outils nous seront très précieuses pour mieux cibler nos actions d’activiste afin d’avoir un maximum d’impact médiatique. Les spécialistes de l’UNPO nous ont fait comprendre que les instances diplomatiques comme l’ONU ou l’Union Européenne sont composées essentiellement de diplomates de carrières ; il convient donc d’adopter leur us et coutumes feutrés sans faire recours a des méthodes et vocabulaires à connotation violente qui serait contre-productif. Ainsi, nous sommes convaincus que le but final de notre lutte est d’obtenir les droits à l’autodétermination de l’ex Cochinchine française, mais aucun diplomate n’entrera en pourparler avec nous si nous réclamons d’emblée de tels droits. Pour être productif et nouer les premiers contacts, nous devons soulevés, par exemple, la possibilité d’enseigner le khmer à l’école ou la possibilité d’exercer le droit de culte dans les pagodes.

Dans l’après-midi, nous avions une présentation des panoplies de méthodes pour mener des actions d’activistes non-violents. Ces techniques et procédés nous seront utiles pour nos prochaines manifestations.  

La journée s’est terminée par un « networking » avec des ONG basées à La Haye. Nous avions ainsi entamés des discussions avec les représentants de ces ONG pour faire comprendre notre cause légitime et distribuer les cartes de visite.

Le lendemain matin, une visite est organisée à la Cours Pénale Internationale (CPI) de La Haye. Il n’est pas inutile de rappeler que la création de cette cours était née d’une vision apparemment utopique de quelques personnes fondateur de l’ONG « No Peace Without Justice » littéralement « Pas de Paix Sans Justice ». La ténacité d’une poignée de ces personnes dont fait parti le Sénateur italien Marco Perduca, qui était notre modérateur pendant ces deux jours de séminaire, a fait naître l’idée qu’un crime contre l’humanité ne doit pas resté impuni.  

Durant notre visite et par une circonstance exceptionnelle, nous avions pu voir le déroulement du procès de Charles Taylor, jugé pour son rôle dans la guerre civile au Sierra Léone. Charles Taylor est jugé pour 11 chefs d’accusation constitutifs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Ce fut un moment mémorable de voir un tel individu à trois mètres de notre délégation, jugé par une cours indépendante.

Les représentants du CPI nous ont expliqués le fonctionnement de cette cours, régit par des traités internationales et signé par 106 états dont le Cambodge mais pas le Viet-Nam. Le CPI est compétence seulement pour les crimes commis depuis juillet 2002. Notre délégation a posé la question sur les raisons et les motivations de la création du Tribunal du Génocide Cambodgien en juillet 2006 au Cambodge alors que le CPI existe depuis 2003. Pourquoi ne pas utiliser le CPI pour juger le génocide cambodgien comme dans le cas de Charles Taylor ?

La question d’impartialité du tribunal cambodgien est posée malgré une composition mixte de juges nationaux et internationaux. D’autres questions se posent également quant à l’impartialité pour les choix des témoins. Et finalement, la question cruciale : comment garantir l’impartialité et le bon déroulement du tribunal quant on sait que les auteurs des crimes de génocide sont toujours au pouvoir au Cambodge ? Le représentant du CPI nous a expliqué que la mise en place du Tribunal du Génocide Cambodgien est un compromis entre le Cambodge et le Secrétaire Général de l’ONU.

Le seul moyen pour rapatrier le Tribunal du Génocide Cambodgien à La Haye consiste à réunir trois éléments. Premièrement, il faut prouver qu’au Cambodge, les conditions d’un jugement partial ne sont pas remplies. Ensuite, que la sécurité du tribunal n’est pas garantie et finalement que le Conseil de Sécurité vote pour le transfert à la Haye.

Dans l’après-midi, nous somme de retour à Clingendael pour apprendre et comprendre les moyens efficaces de récolter les fonds pour défendre les causes des nations et peuples non représentés. Selon les experts de l’UNPO, les sources de financement pour financer notre cause devraient provenir pour 50% au moins des cotisations des membres de Khmers Krom. L’utilisation d’Internet pour la récolte de fonds doit être sérieusement initiée car nos compatriotes vivent dispersés autour du monde et internet est l’outils le plus approprié pour les toucher.  

Le séminaire se termine par le thème « utilisation des médias pour sensibiliser aux droits humains ». Divers supports de médias sont présentés par les experts de l’UNPO mais l’outils le plus approprié reste la création et surtout la maintenance de sites d’internet à cause des dispersions géographique de nos compatriotes.

Notre délégation remercie vivement l’UNPO et ses remarquables bénévoles mais experts : Erin, Agnes, Judy, Kevan et Andrew.

Finalement, un merci sincère et de cœur pour le Sénateur Marco Perduca qui nous a consacré deux jours pour nous apporter ses immenses expériences de défenseur de droits de l’homme.
 

PV : Dyvuth

   26/08/08

 
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